Amicale d'Auschwitz
    Association des professeurs d'histoire et de géographie (APHG)

Fondation pour la Mémoire de la Déportation


CERCLE d'ETUDE
de la DEPORTATION et de la SHOAH

12 DECEMBRE 1998


LE POINT sur le Cercle d'Etude

par Nicole Mullier ( professeur d’histoire)


Bref rappel historique :
Après les voyages à Auschwitz, certains professeurs avaient envie de prolonger la réflexion à propos de thèmes communs. L’idée du Cercle d’Etude de la Déportation et de la Shoah a été lancée le 6 décembre 1996 au cours de la première journée d’étude organisée au lycée Edgar Quinet sur le négationnisme et l’enseignement de la Déportation et de la Shoah, pour les professeurs, professeurs- documentalistes, et bibliothécaires.

Le cercle d’étude a démarré cette année, indépendamment des journées annuelles comme celle d’aujourd’hui, par une conférence de Maître Michel Zaoui et la constitution d’un collectif, sous la Présidence d’Hubert Tison, Secrétaire général de l ‘APHG et Hubert Néant, Inspecteur Pédagogique Régional.

Il s’agit d’un projet commun à l’Amicale d’Auschwitz et à l’APHG, c’est à dire que s’est constitué un lieu d’échanges et de réflexion sur les témoignages des déportés et des travaux interdisciplinaires des historiens, philosophes.
 
 

Un collectif s’est constitué avec un groupe d’une dizaine de professeurs. L’objectif étant de développer des formes multiples de transmission de la Mémoire et de l’Histoire : avec

Les perspectives

Indépendamment des travaux en cours, le collectif de professeurs élabore des thèmes de réflexions pour les futures conférences, par exemple : le rôle de la Croix Rouge au cours des guerres 1914-1918 et 1938-1945. Un convoi particulier, celui des 45 000 à Auschwitz. Les enfants cachés dans l’Europe occupée et la France en  particulier (pour le 19 mai 1999 au lycée Edgar-Quinet)

Le Cercle d’étude est ouvert aux Amicales de Déportés, à la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et s’adresse aux professeurs, professeurs documentalistes et bibliothécaires, aux universitaires, mais aussi aux Instituts de Formation des Maîtres ce qui permettraient de fédérer des initiatives pouvant aboutir à la création de cercles d’étude régionaux.

Il faut que l’Université dirige des travaux de recherche sur la Shoah et que les idées circulent, que des étudiants puissent intervenir dans les cercles d’étude.

Internet peut servir de relais avec la province : Daniel Letouzey de l’APHG de Caen a mis en ligne la brochure de1997 et le texte de Marie- Paule Hervieu sur le témoignage :

http://www.multimania.com/aphgcaen
 

Jean Gavard évoque l’élargissement et la collaboration du Cercle d’Etude actuel avec la Fondation Mémoire de la Déportation.

Il précise que l’Amicale de Mauthausen a réfléchi dans le cadre des voyages de professeurs au camp de Mauthausen à leur prolongement, toutes ses conclusions rejoignent celles de l’Amicale d’Auschwitz.

Le Président Hubert Tison conclut à son tour.
Raphaël Esrail :Nous  nous sommes rencontrés avec Jean Gavard pour examiner la synergie possible qui conduirait à un travail commun/ Amicale d’Auschwitz, Fondation Mémoire de la Déportation, auquel serait obligatoirement liée l’Association des professeurs et géographie et aussi pourquoi pas la Fondation de la Résistance. Avec Jean Gavard, nous essayerons de faire des propositions concrètes, mais nous savons que la tâche est plus complexe qu’il n’y parait à première vue.

Pour conclure cette journée, Raphaël Esrail  remercie les participants d’être présents ce jour. Pour ceux qui viennent de province, c’est un important effort, qui doit trouver une réponse par la qualité de nos travaux et la convivialité de la rencontre. Il espère qu’il en fut ainsi.

Enfin avant de passer la parole au Président de l’Amicale d’Auschwitz Henry Bulawko, il tient à remercier, les conférenciers Annette Wieviorka, Caroline Obert, et les intervenants. Une mention particulière est réservée aux membres du " collectif des professeurs " qui ne mesurent pas leur travail, citons notamment : Nicole Mullier et son mari qui a retranscrit les conférences 1998, Marie-Paule Hervieu et très sincèrement tous les autres professeurs.

Henry Bulawko rappelle que cette réunion est devenue traditionnelle après le voyage des professeurs, durant les vacances de la Toussaint. Il en souligne l’ambiance, toujours amicale, chaleureuse et se félicite de la collaboration qui s’instaure entre les historiens, l’APHG représenté par Hubert Tison, les anciens déportés. Tout cela doit porter les fruits que nous attendons.
 
 

"  Témoigner...c’est un devoir impérieux pour tous les survivants de la déportation. Ces images qui hantent encore nos nuits, qui surgissent soudain dans nos mémoires, même au milieu d’une fête, même sur une plage au soleil, même auprès du berceau d’un enfant, nous n’avons pas le droit de les oublier . Tant que nous serons vivantes, nous devons témoigner des crimes des SS, des souffrances de la mort de nos camarades, rappeler jusqu’où conduit le racisme, mépris de l’homme, comment aussi nous avons lutté pour rester libres, quelle fraternité nous a unies dans le combat pour rester dignes de notre condition humaine ".
Geneviève de Gaulle Antonioz, présidente de l’Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance (ADIR).
(Extrait de la préface d’un recueil de 36 dessins à la plume de Violette Lecoq, exposés au Lycée Edgar Quinet en hommage aux disparues de la deuxième guerre).

Notes de Nicole Mullier 05/05/1999