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"L'interactivité entre gens compétents"
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« Comment le web change le monde  » 
« L’alchimie des multitudes » 
Francis Pisani et Dominique Piotet - Pearson - L’Atelier -2008

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Table des matières 
I Le web d'aujourd'hui
 1. Les jeunes et le web : ensemble, dans les nuages
 2. De la dynamique relationnelle
 3. Les techniques discrètes du web d'aujourd'hui

II L'alchimie des multitudes
 4. Les webacteurs, créateurs de valeur
 5. L'alchimie des multitudes

III Ce que cela change
 6. Une économie de la relation peut-elle être rentable?
 7. Vers l'entreprise liquide?
 8. Les multitudes et leurs médias
 9. Le web de demain



Texte paru dans Historiens & Géographes n° 403 (été 2008)

   Facebook, Myspace, Youtube…les « réseaux sociaux » sont utilisés par 55 % des jeunes Américains, surtout pour rester en contact avec des amis ; ces jeunes qui se soucient peu des « actualités » ont transformé le réseau en « lieu social de l’adolescence ». A la métaphore trompeuse des « autoroutes de l’information », Francis Pisani, le journaliste - blogueur et Dominique Piotet (l’Atelier) préfèrent la réalité de la « dynamique relationnelle ». http://pisani.blog.lemonde.fr/

Selon eux, le web actuel est fait par et pour les  « webacteurs » qui se servent de ces outils pour s’exposer, tisser des relations, débattre, mettre des contenus en ligne ou enrichir ceux qui s'y existent déjà (cf le succès de Wikipedia).  « L’alchimie des multitudes », le cœur de l’ouvrage, désigne un processus (incertain) où la mise en relation permanente d’acteurs du web permet d’accumuler suffisamment de données pour espérer en tirer des informations nouvelles utiles à l’ensemble des utilisateurs. Ce processus peut faire émerger des pépites ; il peut aussi conduire à des dérives. Les auteurs invitent donc à la vigilance, en particulier dans la protection des données personnelles. La métaphore est bien sûr discutable, tout comme celles de « sagesse des foules » ou « d’intelligence collective ». Elle a cependant l’avantage de rompre avec les habituelles récriminations néo-conservatrices sur le « maoïsme digital ».

Le web est devenu une plate-forme polyvalente et dynamique, accessible partout et en permanence (« always on ») ; il n'est plus nécessaire d'installer au préalable trente disquettes… Son succès ne tient pas à une innovation majeure mais à une philosophie du partage et à une technique qui s’efface au profit des données et de l’utilisateur final, sauf en cas de panne… Les logiciels libres et l'Open Source autorisent des usages détournés et des croisements féconds d’applications (Craiglist propose des annonces immobilières localisées à l’aide de Google Maps ). Le web de demain, ce pourrait être le « Graphe Global Géant » que Tim Berners Lee définit comme l’ensemble des relations entre tous les webacteurs de la planète.

Le « Web participatif » est présenté en triple rupture :
- avec le modèle économique qui a fait la fortune de Bill Gates 
- avec l'obsession d'une validation institutionnelle et hiérarchique
- avec une économie où la valeur est fondée sur la rareté relative. 

« Une économie de la relation peut-elle être rentable ? » La dernière partie de l'ouvrage traite des modèles économiques possibles : le bénévolat (que certains semblent confondre avec « l’intolérable gratuité »), les marchés de niche (la « longue traîne »), la publicité ciblée (moins intrusive que celle de la TV commercial).
Deux domaines sont fortement chahutés : les médias et l’entreprise. Dans les premiers, une information standardisée ne satisfait plus les weblecteurs. Dans la seconde, la pression est forte pour travailler en ligne et à distance (« dans les nuages ») ; les services informatiques n'apprécient pas ; ils mettent en avant la sécurité pour préserver leur pouvoir et ralentir l’évolution vers « l’entreprise liquide ».

 La culture numérique (la « digital literacy ») est fondée sur une triple compétence, technique, intellectuelle et civique ; elle se développe largement en dehors de l’école : l’apprentissage combine formation sur le tas et entraide, mais la dextérité technique a ses limites. La postface souligne le rôle essentiel de l'éducation :  "1+1= beaucoup"écrivent les auteurs ; de chacun de nous dépendra la direction prise par le web, course dans le mur ou marche vers le progrès. http://alchimie-des-multitudes.atelier.fr/

[ l'Education a un rôle essentiel à jouer. Il faut espérer que les responsables sauront prendre la mesure des mutations en cours et n'hésiteront pas à tirer parti de « l’alchimie des multitudes », en continuant de donner la priorité aux pratiques de mutualisation et à la formation de l’esprit critique. ]

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Parmi les thèmes abordés sur Transnets, le blog de Francis Pisani 

- Le nouveau désordre digital (David Weinberger)

   Everything is Miscellaneous, The Power of the New Digital Disorder.
   "Tout est divers, la puissance du nouveau désordre digital".

   Tout est divers /1 – Trois ordres d'ordre (aout 2007)
     http://tinyurl.com/3kllnk

   Tout est divers /2: l'autorité en question
    http://tinyurl.com/4tlkgz

   Tout est divers /3: quelques réserves, mais…
     http://tinyurl.com/3htfnl

    23 avril 2008 - S'organiser sans organisation…
http://pisani.blog.lemonde.fr/2008/04/23/sorganiser-sans-organisation/



"The Cult of the Amateur, le titre du livre d’Andrew Keen est trompeur..."
http://pisani.blog.lemonde.fr/2007/08/26/contre-le-desordre-moral/

http://pisani.blog.lemonde.fr/2007/08/24/le-culte-de-lexpert/

Le maoïsme digital (Jaron Lanier)



"The Long Tail - La longue traîne(1): une économie de la diversité (Chris Anderson )
La longue traîne (2): une économie d’abondance
Web 2.0: L’économie de la longue traîne (3) et l’abondance de choix"
http://pisani.blog.lemonde.fr/2006/11/
 

"un ouvrage qui parie sur l'intelligence de ses lecteurs".
Critiques dans L'Express, Le Figaro, La Tribune
http://tinyurl.com/5s267x
 

DL 2008
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