Point d'étape sur "la
réforme" du lycée (21/10/2008)
Les années lycée
seront découpées en modules et en semestres
Le lycée français va changer, vite et beaucoup. Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, qui faisait hier un point sur cette réforme, l’a confirmé. La nouvelle classe de seconde, qui sera en place dès la rentrée 2009, n’aura pas grand-chose à voir avec l’actuelle. Elle sera découpée en semestres, proposera des modules d’enseignement, du soutien, du travail interdisciplinaire, peut-être du droit et de la technologie, etc. Soutien. Xavier Darcos, qui était accompagné du recteur d’Aix-Marseille, Jean-Paul de Gaudemar, en charge de préparer la réforme avec les partenaires sociaux, a révélé que des "maquettes" étaient prêtes mais a refusé d’en parler. Le ministre, accusé d’avoir fait passer en force une réforme du primaire, entend jouer cette fois la concertation, d’autant que l’on assiste ici à un rare consensus. Il a obtenu la signature de sept syndicats du secondaire et des trois organisations lycéennes sur un texte listant des "points de convergence". L’objectif est de supprimer le redoublement - 15% en seconde - et de mieux préparer au supérieur, notamment en apprenant aux élèves l’autonomie - plus de 20% des étudiants abandonnent lors des deux premières années. Les trois années de lycée - la seconde puis le "cycle terminal" - devraient désormais être découpées en semestres, comme dans le supérieur. Plutôt que des horaires annuels, les cours seraient dispensés en modules de trois heures hebdomadaires par semestre. Enfin, en plus des enseignements généraux (maths, français, etc. ) les lycéens auraient le choix des enseignements "complémentaires" - trois ou quatre modules par an - et des enseignements "d’accompagnement" - du soutien pour les élèves en difficulté, un travail sur l’orientation ou de la découverte professionnelle pour les autres. "Coloration". "La seconde doit retrouver son rôle d’année de détermination, a indiqué Xavier Darcos. Trop souvent, les élèves prennent une option et s’aperçoivent à Noël que ça ne leur plaît pas. Du coup, ils se désinvestissent." Les lycéens avaient jusqu’ici deux options de détermination, dont une seconde langue vivante qu’ils prenaient à 97%. Elle pourrait être intégrée aux enseignements communs. Et les lycéens auraient quatre modules, soit "d’exploration" s’il s’agit d’une discipline qu’ils découvrent, comme le droit ou les sciences économiques et sociales (SES), soit "d’approfondissement", s’ils poursuivent les SES par exemple. Le ministère travaille sur une hypothèse de 60% du temps consacré aux enseignements généraux, 25% aux complémentaires et 15% aux activités d’accompagnement. En "cycle terminal", les lycéens commenceraient à se spécialiser vraiment et ces taux passeraient respectivement à 45%, 45% et 10%. Logiquement, si une telle organisation est retenue, les filières (S, ES et L) disparaîtront. On ne parlait plus hier au ministère que de "parcours", de "dominantes", voire de "colorations". En décembre, le projet définitif sera annoncé. La nouvelle classe de première, elle, sera en place à la rentrée 2010, la terminale en 2011, et le bac réformé en 2012. Sur les sujets sensibles, Xavier
Darcos et Jean-Paul de Gaudemar ont été moins prolixes. Les
horaires de cours devraient diminuer mais le ministre a répété
qu’il ne voulait pas réformer pour économiser des postes
-
"nous protégerons le lycée". L’organisation du travail
des enseignants devrait évoluer, avec moins d’heures de cours et
davantage de présence. Le ministre a seulement indiqué qu’il
allait rencontrer les responsables régionaux qui ont en charge les
lycées : "Dans l’idéal, il faudrait un bureau par enseignant."
Xavier Darcos précise l’organisation du futur
lycée " modulaire "
Xavier Darcos précise
l’organisation du futur lycée " modulaire "
Officiellement, ce ne sera pas "
le lycée à la carte ". Mais cela commence à y
ressembler. Jeudi 17 juillet, Xavier Darcos, le ministre de l’éducation,
a précisé la nouvelle organisation du lycée " modulaire
" qu’il veut mettre en place à partir de 2009. La réforme
devrait aboutir en 2012.
L’objectif affiché par ces
"
premiers principes pour la réforme du lycée " est de
"
donner à notre pays le lycée adapté à ses ambitions
majeures " : limiter les sorties sans qualification, amener effectivement
80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat, mieux préparer
l’enseignement supérieur.
Les filières conservées
Des enseignements " généraux
", " complémentaires " et " de soutien "
L’année organisée
en modules
Les programmes revus
Les lycées plus autonomes
La réforme pourrait être, pour le ministère, l’occasion de revenir sur les thèmes du rapport commandé en 2007 au conseiller d’Etat Marcel Pochard sur le métier d’enseignant. Celui-ci proposait notamment de mesurer la performance des établissements. Très mal accueilli, le rapport a depuis été mis sous le boisseau. Benoit Floc’h
Lycée : Darcos réorganise la classe de
seconde
Le lycée français va entamer sa mue. C’est en tout cas ce que programme Xavier Darcos, le ministre de l’Éducation, qui a présenté jeudi les premières lignes directrices de sa réforme du lycée prévue pour s’appliquer à partir de septembre 2009. Des enseignements plus souples, semestriels et allégés, des enseignants davantage présents dans les établissements pour offrir des cours de soutien, un taux de redoublement limité au maximum, des filières rééquilibrées : pour Xavier Darcos, l’objectif affiché est de mieux préparer les élèves à entrer dans l’enseignement supérieur. L’idée, à terme, est aussi de diminuer les heures de cours : "Le temps disciplinaire au sens étroit du terme devrait se réduire", reconnaît le ministre qui affirme régulièrement que nos élèves ont des horaires "excessivement lourds". Il devrait s’y attaquer par le biais de la "semestrialisation" qui remplacerait l’actuelle organisation annuelle. Découpés en "modules" correspondant à 50 heures par semestre, les enseignements ne seront plus forcément suivis par les élèves sur l’ensemble de l’année, surtout en ce qui concerne les options. Sur le modèle de certains pays scandinaves ou encore de l’université, ils pourront par exemple suivre un enseignement d’économie au premier semestre et embrayer sur un cours d’arts plastiques ou de technologie au second. "Ceux qui le souhaitent pourront néanmoins suivre leur cours toute l’année", assure Xavier Darcos. L’autre objectif revendiqué est de faire baisser le taux de redoublement : un élève mal à l’aise dans une ou deux matières passerait dans la classe supérieure tout en étant suivi de façon individuelle quelques heures dans la semaine. En conséquence, les enseignants seront amenés à passer plus de temps dans les établissements, pour assurer le suivi des élèves. "L’organisation matérielle des établissementsdoit évoluer", promet Xavier Darcos. Rôle d’orientation Avant de s’attaquer ultérieurement aux classes de première, de terminale et donc, forcément, au contenu du baccalauréat en 2012, le ministère travaille à une nouvelle maquette de la classe de seconde. Inaugurée à la rentrée 2009, elle aura un véritable rôle d’orientation, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, selon le ministre. Les enseignements seront organisés autour de trois grands blocs : des enseignements "généraux" qui représenteront 60 % du temps de l’élève, des enseignements "complémentaires" remplaçant l’actuel système d’options qui prendront 25 % du temps, sous la forme de quatre "modules" semestriels. Enfin, des activités d’accompagnement ou de soutien, les 15 % du temps restants. Cette répartition évoluerait en première et terminale avec davantage d’heures consacrées aux modules de spécialisation. Il s’agit de donner une "coloration" aux parcours des élèves, sans les enfermer dans une spécialisation trop précoce. La concertation reprendra dès septembre. Aujourd’hui, "il n’y a pas de véritable frein de la part des syndicats" sur cette réforme, se félicite le ministre.
Réforme du secondaire : vers un lycée
à l’anglo-saxonne
Organisation de la scolarité en semestres, modularité des programmes, autonomie des établissements... Le " nouveau lycée " esquissé hier par Xavier Darcos opère un net rapprochement avec les standards internationaux. Pas de révélations mais une confirmation lors du " point de situation " organisé hier au ministère de l’Education nationale : la réforme du lycée, chère à Xavier Darcos, se fera sous le signe d’un infléchissement vers les modèles étrangers, nordiques et anglo-saxons. En annonçant la " modularisation " et la " semestrialisation " des enseignements de seconde et, probablement, du cycle terminal, le ministre de l’Education nationale entend sonner le glas d’un système français reposant sur l’extrême hiérarchisation des filières et le cloisonnement des parcours. " Il est capital d’apporter davantage de souplesse et d’autonomie aux élèves ", a expliqué le ministre. En clair, l’élève, parallèlement à un bloc fondamental, aura le choix entre plusieurs modules répartis sur l’année en deux périodes partiellement indépendantes. Un nouveau séquençage qui dégage plus de flexibilité tout en se rapprochant des rythmes universitaires. " Il faut en finir avec le modèle napoléonien du lycée d’aujourd’hui ", a résumé Jean-Paul de Gaudemar, recteur d’Aix-Marseille et chargé de mission sur la réforme en cours. Au programme de ce " lycée du XXIe siècle ", une scolarité de seconde structurée autour de trois blocs : les enseignements généraux (60 %), les modules d’" exploration " ou de " spécialisation " complémentaires (25 %) et les activités d’encadrement (15 %). Pour ne pas tomber dans le piège du " zapping pédagogique ", le ministère entend limiter le " nouvel espace de liberté donné aux élèves " au choix de trois ou quatre modules par an, chacun représentant une cinquantaine d’heures de cours. Au nom de la " faisabilité " de sa réforme, Xavier Darcos entend également octroyer davantage d’autonomie aux établissements qui pourront décider des modules proposés. Autant de " partis pris pédagogiques " qui devront s’accompagner de " transformations architecturales " à négocier avec les régions ; Xavier Darcos souhaitant " dans l’idéal " voir chaque enseignant disposer d’un bureau pour recevoir les élèves, à l’instar des lycées américains. Allègement des horaires
Calendrier de la réforme
du lycée
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