Lycée 2009-2013

Darcos reporte la réforme
(Le Point  15/12/2008)  - communiqué  du MEN

La revue de presse de Philippe Watrelot

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APHG : communiqué du 30/11/2008 ; pétition nationale

La réforme du lycée n'est pas seule. 
Le ministre a allumé beaucoup d'autres feux 
(Capes, Formation des enseignants, suppressions de postes, Rased, école maternelle...)


Toutes les ""réformes"" (suppression des IUFM, Capes 2010, Réseaux d'aide...)
 

Darcos, le nouveau Claude Allègre (Natacha Polony, Marianne 13/12/2008)
Les profs vus par Le Point (04/12/2008) 



Lycées bloqués - site de la FIDL - site de l'UNL   - 
Le mouvement lycéen prend de l'ampleur 11/12/2008(Le Figaro)
Après avoir évoqué en 2007 l'idée d'un baccalauréat unique, Xavier Darcos a notamment assuré sur RMC que «le baccalauréat restera ce qu'il est ».
Face à la grogne lycéenne montante, le ministre a également promis que les trois filières actuelles (scientifiques, littéraires et économiques et sociales) ne seront pas supprimées. «On les appellera peut-être différemment » ...

La réforme du lycée reportée d'un an - Libération
Darcos recule, les lycéens continuent (Le Monde)
Réforme du lycée reportée : Xavier Darcos s'explique (LM)
Réforme du lycée : l'Élysée veut calmer le jeu Le Figaro
Les lycéens toujours dans la rue mardi 16/12 ( Le Parisien)
« C'est une victoire des lycéens » - Darcos s'explique ( Le Parisien 16/12)

Point d'étape sur "la réforme" du lycée  (21/10/2008)
 

Les années lycée seront découpées en modules et en semestres 
Véronique Soulé QUOTIDIEN : vendredi 18 juillet 2008 
http://www.liberation.fr/actualite/societe/339714.FR.php

Le lycée français va changer, vite et beaucoup. Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, qui faisait hier un point sur cette réforme, l’a confirmé. La nouvelle classe de seconde, qui sera en place dès la rentrée 2009, n’aura pas grand-chose à voir avec l’actuelle. Elle sera découpée en semestres, proposera des modules d’enseignement, du soutien, du travail interdisciplinaire, peut-être du droit et de la technologie, etc. 

Soutien. Xavier Darcos, qui était accompagné du recteur d’Aix-Marseille, Jean-Paul de Gaudemar, en charge de préparer la réforme avec les partenaires sociaux, a révélé que des "maquettes" étaient prêtes mais a refusé d’en parler. Le ministre, accusé d’avoir fait passer en force une réforme du primaire, entend jouer cette fois la concertation, d’autant que l’on assiste ici à un rare consensus. Il a obtenu la signature de sept syndicats du secondaire et des trois organisations lycéennes sur un texte listant des "points de convergence". L’objectif est de supprimer le redoublement - 15% en seconde - et de mieux préparer au supérieur, notamment en apprenant aux élèves l’autonomie - plus de 20% des étudiants abandonnent lors des deux premières années.

Les trois années de lycée - la seconde puis le "cycle terminal" - devraient désormais être découpées en semestres, comme dans le supérieur. Plutôt que des horaires annuels, les cours seraient dispensés en modules de trois heures hebdomadaires par semestre. Enfin, en plus des enseignements généraux (maths, français, etc. ) les lycéens auraient le choix des enseignements "complémentaires" - trois ou quatre modules par an - et des enseignements "d’accompagnement" - du soutien pour les élèves en difficulté, un travail sur l’orientation ou de la découverte professionnelle pour les autres.

"Coloration". "La seconde doit retrouver son rôle d’année de détermination, a indiqué Xavier Darcos. Trop souvent, les élèves prennent une option et s’aperçoivent à Noël que ça ne leur plaît pas. Du coup, ils se désinvestissent." Les lycéens avaient jusqu’ici deux options de détermination, dont une seconde langue vivante qu’ils prenaient à 97%. Elle pourrait être intégrée aux enseignements communs. Et les lycéens auraient quatre modules, soit "d’exploration" s’il s’agit d’une discipline qu’ils découvrent, comme le droit ou les sciences économiques et sociales (SES), soit "d’approfondissement", s’ils poursuivent les SES par exemple. Le ministère travaille sur une hypothèse de 60% du temps consacré aux enseignements généraux, 25% aux complémentaires et 15% aux activités d’accompagnement.

En "cycle terminal", les lycéens commenceraient à se spécialiser vraiment et ces taux passeraient respectivement à 45%, 45% et 10%. Logiquement, si une telle organisation est retenue, les filières (S, ES et L) disparaîtront. On ne parlait plus hier au ministère que de "parcours", de "dominantes", voire de "colorations". En décembre, le projet définitif sera annoncé. La nouvelle classe de première, elle, sera en place à la rentrée 2010, la terminale en 2011, et le bac réformé en 2012. 

Sur les sujets sensibles, Xavier Darcos et Jean-Paul de Gaudemar ont été moins prolixes. Les horaires de cours devraient diminuer mais le ministre a répété qu’il ne voulait pas réformer pour économiser des postes - "nous protégerons le lycée". L’organisation du travail des enseignants devrait évoluer, avec moins d’heures de cours et davantage de présence. Le ministre a seulement indiqué qu’il allait rencontrer les responsables régionaux qui ont en charge les lycées : "Dans l’idéal, il faudrait un bureau par enseignant."
http://www.liberation.fr/actualite/societe/339714.FR.php


Xavier Darcos précise l’organisation du futur lycée " modulaire "
LE MONDE | 18.07.08
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/07/18/lycees-ce-que-veut-xavier-darcos_1074694_3224.html

Xavier Darcos précise l’organisation du futur lycée " modulaire " 
LE MONDE | 18.07.08 | 10h06 • Mis à jour le 18.07.08 | 10h11

Officiellement, ce ne sera pas " le lycée à la carte ". Mais cela commence à y ressembler. Jeudi 17 juillet, Xavier Darcos, le ministre de l’éducation, a précisé la nouvelle organisation du lycée " modulaire " qu’il veut mettre en place à partir de 2009. La réforme devrait aboutir en 2012. 
M. Darcos s’appuie sur le document d’étape qui lui a été remis après plusieurs semaines de consultations par le recteur d’Aix-Marseille, Jean-Paul de Gaudemar, " chef de projet " de la réforme. 

L’objectif affiché par ces " premiers principes pour la réforme du lycée " est de " donner à notre pays le lycée adapté à ses ambitions majeures " : limiter les sorties sans qualification, amener effectivement 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat, mieux préparer l’enseignement supérieur.
En ouvrant le dossier, début juin, le ministre avait promis que le lycée deviendrait " le lieu d’une réelle liberté de choix des lycéens ".

Les filières conservées 
" La classe de seconde, qui devrait avoir une fonction de détermination, ne joue plus son rôle ", a relevé le ministre. M. Darcos propose de lui faire " retrouver son rôle de carrefour " offrant " un choix réel ".
En classes de première et de terminale, le principe des filières (générales et technologiques) est conservé, mais sous la forme moins rigide, moins étanche, de " dominantes "
L’idée est de sortir des " tuyaux d’orgue " des séries du bac, en mettant en place " des parcours guidés laissant place à une certaine autonomie de l’élève, clairement colorés pour préparer de manière pertinente à des études supérieures, mais plus ouverts, davantage polyvalents et donc moins exposés à des hiérarchisations implicites, mieux susceptibles de répondre à la diversité des élèves et de leurs aspirations ".

Des enseignements " généraux ", " complémentaires " et " de soutien "
M. Darcos veut sortir de " la juxtaposition des cours ". L’idée est de mettre en place " trois blocs principaux ". D’abord, des enseignements généraux, avec des cours tels que les élèves les ont connus au collège. Ensuite, des enseignements complémentaires pour découvrir de nouveaux domaines ou approfondir les fondamentaux en classe de seconde, et se spécialiser ensuite. Enfin, un accompagnement de tous les élèves afin d’assurer une meilleure individualisation et une plus grande réussite.
Pour préparer le passage dans le supérieur, le ministère propose de baisser progressivement la part des " enseignements généraux " et celle de l’accompagnement au cours de la scolarité au lycée. Les premiers passeraient de 60 % du temps scolaire de l’élève en seconde, à 45 % à partir de la première. Les seconds passeraient de 15 % à 10 %. Les enseignements complémentaires, eux, passeraient de 25 % à 45 % du temps.
" Il n’y aura pas moins d’heures, globalement, même si le temps disciplinaire au sens étroit devrait se réduire un peu ", a expliqué M. Darcos. Le ministre assure que la réforme ne se traduira pas par des suppressions de postes d’enseignant.

L’année organisée en modules
L’organisation annuelle des enseignements serait remplacée par " une architecture modulaire ". L’emploi du temps des élèves serait composé de modules semestriels d’une cinquantaine d’heures, dans l’esprit de ce qui se pratique à l’université. En seconde, à côté des enseignements généraux, " trois ou quatre modules " offriraient ainsi aux élèves " une palette de choix plus importante, avec la possibilité de changer " en cours d’année.

Les programmes revus
Une concertation est prévue en septembre autour de la " maquette pédagogique " qui découle de ces propositions de réforme. Avant que le ministre ne tranche sur l’ensemble, fin octobre. Les programmes devront ensuite être revus. M. Darcos assure qu’ "il n’y a pas de réflexion " sur le bac, même si la réforme " aura des conséquences " sur l’examen, reconnaît Jean-Paul de Gaudemar.

Les lycées plus autonomes
Le nouveau lycée suppose, dans l’esprit du ministre, " des établissements plus autonomes " et " une marge de manœuvre importante pour le chef d’établissement en matière d’organisation pédagogique ". Dans l’entourage de M. Darcos, on souligne également que " la manière d’organiser les enseignements aura un impact sur la manière d’enseigner ". 

La réforme pourrait être, pour le ministère, l’occasion de revenir sur les thèmes du rapport commandé en 2007 au conseiller d’Etat Marcel Pochard sur le métier d’enseignant. Celui-ci proposait notamment de mesurer la performance des établissements. Très mal accueilli, le rapport a depuis été mis sous le boisseau.

Benoit Floc’h


Lycée : Darcos réorganise la classe de seconde
http://tinyurl.com/6r9k4g Marie-Estelle Pech
17/07/2008 | Mise à jour : 22:42 | Commentaires 7 .
(Sebastien SORIANO /Le Figaro) 
Enseignement découpé en semestres, autonomie plus gde des élèves : la réforme s’appliquera dès la rentrée 2009.

Le lycée français va entamer sa mue. C’est en tout cas ce que programme Xavier Darcos, le ministre de l’Éducation, qui a présenté jeudi les premières lignes directrices de sa réforme du lycée prévue pour s’appliquer à partir de septembre 2009. Des enseignements plus souples, semestriels et allégés, des enseignants davantage présents dans les établissements pour offrir des cours de soutien, un taux de redoublement limité au maximum, des filières rééquilibrées : pour Xavier Darcos, l’objectif affiché est de mieux préparer les élèves à entrer dans l’enseignement supérieur. L’idée, à terme, est aussi de diminuer les heures de cours : "Le temps disciplinaire au sens étroit du terme devrait se réduire", reconnaît le ministre qui affirme régulièrement que nos élèves ont des horaires "excessivement lourds".

Il devrait s’y attaquer par le biais de la "semestrialisation" qui remplacerait l’actuelle organisation annuelle. Découpés en "modules" correspondant à 50 heures par semestre, les enseignements ne seront plus forcément suivis par les élèves sur l’ensemble de l’année, surtout en ce qui concerne les options. Sur le modèle de certains pays scandinaves ou encore de l’université, ils pourront par exemple suivre un enseignement d’économie au premier semestre et embrayer sur un cours d’arts plastiques ou de technologie au second. "Ceux qui le souhaitent pourront néanmoins suivre leur cours toute l’année", assure Xavier Darcos. L’autre objectif revendiqué est de faire baisser le taux de redoublement : un élève mal à l’aise dans une ou deux matières passerait dans la classe supérieure tout en étant suivi de façon individuelle quelques heures dans la semaine. En conséquence, les enseignants seront amenés à passer plus de temps dans les établissements, pour assurer le suivi des élèves. "L’organisation matérielle des établissementsdoit évoluer", promet Xavier Darcos. 

Rôle d’orientation

Avant de s’attaquer ultérieurement aux classes de première, de terminale et donc, forcément, au contenu du baccalauréat en 2012, le ministère travaille à une nouvelle maquette de la classe de seconde. Inaugurée à la rentrée 2009, elle aura un véritable rôle d’orientation, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, selon le ministre. Les enseignements seront organisés autour de trois grands blocs : des enseignements "généraux" qui représenteront 60 % du temps de l’élève, des enseignements "complémentaires" remplaçant l’actuel système d’options qui prendront 25 % du temps, sous la forme de quatre "modules" semestriels. Enfin, des activités d’accompagnement ou de soutien, les 15 % du temps restants.

Cette répartition évoluerait en première et terminale avec davantage d’heures consacrées aux modules de spécialisation. Il s’agit de donner une "coloration" aux parcours des élèves, sans les enfermer dans une spécialisation trop précoce. La concertation reprendra dès septembre. Aujourd’hui, "il n’y a pas de véritable frein de la part des syndicats" sur cette réforme, se félicite le ministre.


Réforme du secondaire : vers un lycée à l’anglo-saxonne
http://www.lesechos.fr/info/france/4753180.htm
[ 18/07/08 ] - Voir les commentaires publiés (1)

Organisation de la scolarité en semestres, modularité des programmes, autonomie des établissements... Le " nouveau lycée " esquissé hier par Xavier Darcos opère un net rapprochement avec les standards internationaux.

Pas de révélations mais une confirmation lors du " point de situation " organisé hier au ministère de l’Education nationale : la réforme du lycée, chère à Xavier Darcos, se fera sous le signe d’un infléchissement vers les modèles étrangers, nordiques et anglo-saxons. En annonçant la " modularisation " et la " semestrialisation " des enseignements de seconde et, probablement, du cycle terminal, le ministre de l’Education nationale entend sonner le glas d’un système français reposant sur l’extrême hiérarchisation des filières et le cloisonnement des parcours. " Il est capital d’apporter davantage de souplesse et d’autonomie aux élèves ", a expliqué le ministre. En clair, l’élève, parallèlement à un bloc fondamental, aura le choix entre plusieurs modules répartis sur l’année en deux périodes partiellement indépendantes. Un nouveau séquençage qui dégage plus de flexibilité tout en se rapprochant des rythmes universitaires. " Il faut en finir avec le modèle napoléonien du lycée d’aujourd’hui ", a résumé Jean-Paul de Gaudemar, recteur d’Aix-Marseille et chargé de mission sur la réforme en cours.

Au programme de ce " lycée du XXIe siècle ", une scolarité de seconde structurée autour de trois blocs : les enseignements généraux (60 %), les modules d’" exploration " ou de " spécialisation " complémentaires (25 %) et les activités d’encadrement (15 %). Pour ne pas tomber dans le piège du " zapping pédagogique ", le ministère entend limiter le " nouvel espace de liberté donné aux élèves " au choix de trois ou quatre modules par an, chacun représentant une cinquantaine d’heures de cours. Au nom de la " faisabilité " de sa réforme, Xavier Darcos entend également octroyer davantage d’autonomie aux établissements qui pourront décider des modules proposés. Autant de " partis pris pédagogiques " qui devront s’accompagner de " transformations architecturales " à négocier avec les régions ; Xavier Darcos souhaitant " dans l’idéal " voir chaque enseignant disposer d’un bureau pour recevoir les élèves, à l’instar des lycées américains.

Allègement des horaires
Cette modularité devrait logiquement conduire à un allégement des horaires : " Il n’y a que chez nous que l’on croit former de bons lycéens en imposant une cohorte de cours et des programmes hystériques ", a ironisé le ministre, rappelant que les " pays du Nord " obtenaient de meilleurs résultats avec des emplois du temps moins chargés. Tenu par sa promesse d’" épargner " le secondaire de l’effort budgétaire imposé à l’Education nationale, Xavier Darcos a réitéré son engagement de " protéger le lycée ". Il a cependant reconnu des " conséquences sur l’organisation du temps de service des enseignants ". De quoi redouter que les " convergences " sur les objectifs de la réforme pour le moment affichées avec les organisations syndicales et étudiantes ne soient que de courte durée.

Calendrier de la réforme du lycée
Fin octobre 2008 : décision du ministre sur les grands principes d'organisation du nouveau lycée.
Décembre 2008 : décision du ministre sur le projet définitif de seconde et les aspects essentiels du cycle terminale.
Janvier-juin 2009 : adoption des programmes (définitifs ou provisoires) de seconde
                        et maquette pédagogique du cycle terminale.
Septembre 2009 : lancement de la « nouvelle seconde ».
Septembre-décembre 2009 : achèvement des programmes sur le cycle terminale et approbation de tous les nouveaux programmes.
Septembre 2010 : première année du nouveau cycle terminale.
Juin 2012 : première session du baccalauréat consécutif à la réforme.
Sur le site du Ministère, les propositions et le calendrier